09 octobre 2009
Malade
Vendredi dernier, je suis sorti (comme il se doit).
2-3 bières entre amis, rien de mal là dedans!
Samedi soir, rebelote. Bon, là ça a été un peu plus violent: 4-5 bouteilles de vin, 1 bouteille de porto à 3, 2-3 bières chacun... Ouch!
Mais le problème a été le lendemain. Ok, je me suis couché tard. J'ai essayé une première fois de me lever... pas capable. La seconde fois, je suis resté lire un peu au lit. Jusqu'à ce qu'un couple d'amis arrive à l'improviste. re-Ouch!
Mais depuis, j'ai des maux de tête, la nuque un peu raide, je suis très fatigué (genre je me couche à 21h pour me lever... à 10h le lendemain) et j'ai un peu de fièvre. Par contre pas de toux, pas d'écoulement nasal...
Donc question: ai-je la grippe? Si oui, ai-je la grippe H1N1?
J'hésite à aller chez le médecin. Mais ça ne m'a pas empêché de faire 2 salons de l'emploi et 3 entrevues! Faut bien en même temps...
06 octobre 2009
Trop con
À voir!!!

Commentaire inutile à me laisser: tu te fais vraiment chier au chômage!
05 octobre 2009
Recherche de travail
J'avais oublié ces épisodes plus ou moins agréables d'il y a 2 ans, et pourtant... Ça revient vite!
Donc, de quoi je me suis souvenu?
Vous envoyez votre CV, mais l'entreprise ne répond pas. Disons que par rapport à il y a 2 ans, j'ai... 2 ans d'expérience de plus. Donc je postule à des emplois plus dans mes cordes et qui sont - il me semble - plus dans mon profil. C'est frustrant quand même.
Vous avez des compagnies qui vous font passer moult tests et entrevues, comme si ils hésitaient sur un candidat. Au contraire, d'autres sont rapides dans leur choix.
Selon moi, c'est souvent la première impression qui est la bonne et hésiter ne donne pas une bonne impression à un candidat qui va favoriser peut-être une entreprise plus directe.
Mais cette année, nouveautés!
- La méthode du bourin j'ai pris un site web très complet (ICRIQ) qui recense toutes les entreprises du Québec. Toutes. Là j'ai appliqué 2-3 filtres pour avoir moins d'entreprises. Là j'en étais rendu à environ 700 entreprises. Donc me voici à ouvrir 700 liens. Mais pas de lien web sur la page de l'entreprise! 2nde opération: google est mon ami. J'ai tapé chaque nom, ouvert chaque site, ai cherché chaque rubrique "carrière" ou "emploi" et ai regardé si on recherchait mon profil. Les résultats (une 20aine d'entreprises) n'a pas forcément été à la hauteur car peu m'ont répondu.
- Les SSII et autres sociétés de recherches d'employés. Oui, car même si vous trouvez une offre sur un site d'emploi, c'est souvent une compagnie de recrutement qui cherche pour un client. Et donc, me voici avec 3-4 entretiens, parfois pas pour un job en particulier. Par contre il faut que je me souvienne avec qui j'ai postulé où. Mais avec 2 ans de plus en expérience, je les intéresse plus.
- La job d'à côté. On t'appelle en sachant que tu veux être analyste/développeur mais... tu veux pas plutôt un job en support ou en tests?
Et sinon... pour finir en humour, les conneries que j'ai faites:
J'envoie mon CV à A., entreprise trouvée via icriq donc. La personne des RH me téléphone à... tard quand on travaille, tôt quand c'est pas le cas! Oui, donc on peut dire qu'elle m'a sorti du lit...
Et donc me voici à répondre avec une voix de gars qui a été sur le party la veille (note pour plus tard: arrêter la cigarette) en allumant mon ordi. Mais qui c'est A., et surtout ils font quoi?
Et alors que tout s'ouvre enfin, LA question de la dame des RH: "pourquoi vous avez envoyé votre CV chez A.?"
Ben euh... Là me passe par la tête LA réponse que j'ai toujours voulu donner: "je rêve de travailler pour votre entreprise depuis que j'ai 5 ans (comment ça la boite existait pas?). J'ai un mur tapissé d'articles de journaux sur A., son pdg, ses employés. Je vais voir un chamane tous les mois pour avoir une job chez vous. D'ailleurs si vous ne me donnez pas la job je m'ouvre les veines au milieu d'un pentacle dessiné avec de la cendre volcanique sacrée au milieu de votre accueil"
Mais non. Au lieu de ça, je temporise en ouvrant leur site web.
Moi: "ben, j'ai entendu parler de A. sur internet, j'ai lu des articles, je suis allé voir le site web... ça m'a intéressé!" (c'est officiel: je suis bon pour une carrière d'homme politique)
Dame des RH: "Mais qu'est-ce qui vous a intéressé?"
(en moi-même: je te pose-tu des questions À LA CON BORDEL!)
Moi: "ben tout... ça a attisé ma curiosité, j'ai voulu en savoir plus" (mais pourquoi ce site web ne s'ouvre pas BORDEL!)
Dame des RH: "ok"
(en moi-même: fiou, elle m'a enfin lâché)
J'ai eu un 2nd entretien avec eux. J'espère un 3ème quand même...
28 septembre 2009
Que faire quand on est au chomage?
1- Chercher du travail
(ça c'est pour les gens gens du gouvernement qui me fliquent un peu)
Et mon premier entretien, je l'ai décroché... 3h après ma mise à pied. (La chance du débutant). Après, c'était à Laval et je n'ai pas été rappelé après la première entrevue mais bon...
2- Se remettre au sport
ok, j'avais une petite blessure à la jambe, mais me voici de retour sur les pistes cyclables et dans ce magnifique parc à 1 min de chez moi qu'est le Parc Lafontaine. En plus, je fais peur aux écureuils et aux vieilles dames... y'a pas de mal à se faire du bien!
3- revoir les copains
C'est important le social! Donc j'ai revu Luc qui fêtait son anniversaire. J'ai vu et revu d'autres amis. Repris des nouvelles par mails avec d'autres.
4- faire des joints
De salle de bain, bande d'obsédé de la Marie-Jeanne! Oui, donc entre mon plancher et mon carrelage, un joint n'avait pas été fait. Ni une ni deux, Erwan l'a fait. Et est vraiment fier de lui: c'est simple, on voit pas la différence!
5- Autres travaux, et plans
Donc en allant dans les combles pour voir comment je pouvais gérer mon câble de télé, je me suis rendu compte que le mur de mon salon est en briques. Non, mais sans câbles électriques je pense, donc facile à mettre à nu. Reste le problème du bruit (moins d'isolation), mais c'est le salon, et un mur de vraies briques, c'est tellement beau... J'ai fait de l'isolation, me suis rendu compte qu'entre mon locker et ma cuisine il y avait un gros trou dans le mur.
24 septembre 2009
Nouvelles
Oui, bon, parce que j'ai des raisons de rester amorphe à ne pas bloguer, et pourtant devant mon ordi: je suis au chômage. Depuis... hum... 2 semaines exactement.
Alors à part me faire des joints (de salle de bain), jouer avec de la mousse (expansive) et passer quelques entretiens (parait que j'ai un sourire "colgate"...), ben pas grand chose de neuf.
Bon, alors comment on se fait virer de mon ex-boite?
Pour quelles raisons: manque de motivation. Oui, donc mon boss est au courant que je déménage, passe devant chez le notaire, reçois bell ou les livreurs de frigo en semaine, que je me suis tapé une infection et ai été sous antibiotiques... C'est pas un problème occasionnel et rare... non: je ne suis pas motivé (ça fait sourire le gars qui se tape les escaliers du métro quand sa jambe est dans le sac).
Bref, donc ma "baisse de régime" est due au fait que je suis un félon dans la société. Attention! ce n'est pas la qualité de mon travail qui est en jeu... On m'a plus ou moins reproché aussi mon manque d'intégration dans ma nouvelle équipe (oui, celle avec qui je sors diner le vendredi, avec lui qui a sa blonde qui fait du théâtre, lui qui a déménagé sur la Rive Sud, ou encore lui qui revient de Cuba et que sa blonde a laissé (pour le reprendre 1 semaine plus tard): des gens que je ne connais pas). Et c'est tout.
Dans la pratique, on vous donne une entrevue. Le gars des RH vous dit sur un ton compatissant mais plus "con" que patissant "pendant qu'on est là 'quelqu'un' fait une boite et range tes affaires".
Note pour plus tard: cette personne ne sait pas que je suis diabétique. Cette personne a touché à mes seringues d'insuline. Quelqu'un est choqué?
Dans leur grande générosité, et comme ils "croient savoir" que je suis en BMW (bus metro walk :-p) ils m'offrent généreusement le taxi pour ne pas que je pleure à l'arrêt de bus 1/2h avec une boite au nom de la compagnie. C'est marketing!. Taxi à qui j'ai laissé un bon 10% de pourboire: normal, mon ex-boite est généreuse...
Et donc, me voici sur le marché du travail. J'ai obtenu une entrevue le lendemain, à Laval (beurk) mais finalement j'ai pas été rappelé (bizarrement). Depuis, 3-4 entrevues, 2-3 encore planifiées ou que j'espère, un bon nombre de compagnies à qui j'ai envoyé mon CV à harceler (une tête de cheval dans le lit du DRH est fort approprié selon moi).
Ah, et les anciens collègues me direz-vous? Sur le cul. On a du annoncer en petits groupes à certains, pour éviter le choc. Tiens donc... Mes collègues choqués parce que je me fais virer, moi qui me pogne le cul à la job? Hummm...
D'autres m'ont écrit. D'autres m'ont revu.
J'ai eu droit au "c'est un mal pour un bien" (ce qui est pas faux), ou encore "ils ne te méritent pas" (mouai, ça sent la rupture sentimentale quand même) ou, et cette superbe citation (contexte: ça vient d'une ex-collègue de 50 ans environ, très douce et calme.):
"I'm not shocked at *nom de mon ex-employeur*, they eliminate the best employees to make
room for the dumb ones that follow their idiotic managers like sheep
with no brain.". Ok, c'est limite too much, mais quand même, quel baume sur le coeur... "You should celebrate that finally you are out of that dead-end place.
It's the best thing that's going to happen to your career. Sometimes we
cannot make the move but someone else makes it for us." Disons que oui, je pensais partir, avais été intéressé par un nouveau projet et étais resté. Et elle le savait.
sheep with no brain... huuum... Bon, m'en vais me coucher et compter les moutons moi!
Ah oui, si vous connaissez quelqu'un qui cherche un monstre gentil programmeur gentil, je suis là. Motivé (si si! Et puis j'ai une hypothèque sur le dos :D), sociable, pas trop cynique au boulot... Tadam! Envoyez un mail!
16 septembre 2009
Quand Facebook devient un gros n'importe quoi
Vous connaissez donc depuis peu ma dépendance à Mafia Wars.
Et depuis hier, y'a eu du nouveau! Ou "Où l'on découvre le vrai visage des usagés de facebook".
Il y a 2-3 jours, je vois sur ma page d'accueil que Christine, un contact MW, recherche certains items, et j'ai l'un d'eux. Comme je suis bon et généreux, j'aide Christine en lui envoyant l'item désiré (une cravate).
Le lendemain, j'ai un message facebook: "Thank you for the tie" (Merci pour la cravate).
Moi, poli, je réponds "it's my pleasure". (Ça fait plaisir)
Et ça s'arrête là.
Petit interlude: Christine a une assez jolie photo de profil. Entre blonde et rousse, elle a la photo de profil type "regard mutin", visage un peu de biais... Un des classiques de facebook.
Et donc 1 jour passe, je suis devant mon ordinateur, facebook ouvert, quand j'entends le son du tchat facebook. Je regarde: ça se corse, c'est Christine!
HUUMMMMM... c'est une joke? Je vous traduit ce qu'elle m'a écrit.
Christine: J'ai rêvé de toi la nuit dernière, je te rencontrais dans la rue et te remerciais pour la cravate. C'est drôle parce que je ne t'ai jamais rencontré!
Moi: *sans voix*
Ahah! marrant! et j'avais quel accent?
Christine: super sexy (là je ne traduis pas :D). Pourquoi, tu as quel accent?
*encore moins de voix* Bon, alors c'est 2 filles qui font une joke et écrivent à un inconnu sur facebook parce qu'elles n'ont rien d'autre à faire!
Moi: accent français!
Christine: de France ou du Canada?
Moi: de France.
Christine: et que pense-tu de votre président? mon père est content parce qu'il était hongrois (le père... et notre président)
Et puis finalement ça a pas continué trop après ça.
Et donc ça semblait plus une blague au début, moins sur la fin... j'ai donc regardé le profil de Mlle Christine. Euuhhh... Mme Christine.
Elle a bien 10-20 ans de plus que sur sa photo (ou fait cet âge en plus). Est mère de 3 enfants. Enfin 3 ados.
Malade, donc récapitulons: la petit blonde sexy qui m'a crusé (n'ayons pas peur des mots) est en fait une quadra mère de famille.
Pourquoi je ne me fais cruser que par des madame de 40 ans et plus? (bon, la plupart du temps...) C'est un peu flatteur, mais... ça ira pas plus loin personnellement.
15 septembre 2009
cave
Depuis que j'ai déménagé, les bouteilles s'accumulent dangereusement.
Ok, j'ai arrosé les plantes de Luc et Joannie (mais une bouteille de champagne?! Quand même...)
Ok je suis allé ramasser le courrier de Hortense et Jean-Pierre, mais une bouteille de rouge (sans compter la bouteille de rosé non consommée du repas de... avant-avant!)
J'ai invité Coloc4, mais là il me reste une demi-bouteille de rouge (et puis je suis obligé de la boire! Ça se conserve pas ces choses là!)
Moi qui ne boit du vin que depuis moins de 2 ans je me commence une petite cave. Et d'ailleurs je commence à me dire que les mois où je dépense moins je pourrais acheter une ou deux bouteilles pour les soirées futures ou les invitations de dernière minute.
Je vais devoir investir dans un frigo à vins si ça continue!
Comme il me reste de l'espace, je vais peut-être parler consommation d'alcool.
Avant Québec je ne buvais pas. Un verre de punch à mon rallye d'intégration (parce que je voyais que ça passerait pas l'excuse de "je bois pas"... Et d'ailleurs j'ai beaucoup ri ensuite, c'est pas mal drôle)
À Québec j'ai commencé par la sm!rnoff !ce, la bière, les gins tonics, les shooters...
À Montréal, ce fut le vin. Des amis amateurs de grands crus qui n'hésitent pas à boire des bouteilles à 35$ et plus... On va pas dire non! (D'ailleurs une couple de fois on a bu un peu trop de vin. Et franchement, du vin à ce prix là, dans cet état là... je trouve ça lamentable et j'ai décidé: plus jamais!)
Je me suis toujours refusé à boire seul. Ça a du m'arriver moins de 5 fois de m'ouvrir une bière seul (ah et une bouteille de champagne finie seule au goulot... classe! Mais bon, il allait perdre ses bulles le pauvre petit, et il restait moins d'un verre de cordon rouge!)
08 septembre 2009
Et facebook dans tout ça?
Les amis? Huumm...
Il y a quelques mois Coloc (à l'époque) a créé un compte facebook. Incroyable mais vrai, sauf que c'était dans le but de voir comment c'était fait (on est geek ou pas).
Donc me voici avec Coloc parmi mes amis (et là vous allez pouvoir participer au grand jeu concours: ajoute-moi à tes amis facebook et devine qui est ex-Coloc (et les autres avant) parmi mes 200 amis).
Oui, parce que... non, pas 200 contacts! Mais pas loin.
Sauf que j'ai triché (pardonnez-moi mon père), et ce avec l'aide de Coloc. Un de ses amis a trouvé un jeu comme il en existe tant sur le réseau maudit: Mafia Wars (dans la même veine vous avez Vampire Wars, Farmer Wars, Bisounours Wars, etc.). Le but? Aucun. Donc vous êtes un mafieux, vous faites des jobs, vous fightez des ennemis, et vous accumulez des points, montez au niveau suivant. Sachant qu'au fur et à mesure vous ajoutez de la puissance, de l'énergie, etc. à votre personnage.
Sauf que ce jeu nécessite aussi un large réseau d'amis sur Mafia Wars.
Et c'est là le drame: Coloc m'ajoute, en me demandant plus ou moins avec insistance d'y jouer. Je demande à mon frère (renvoi d'ascenseur: j'ai joué 1/2 journée à Street je-sais-plus-quoi pour lui), et quelques amis y ont joué. Mais je vais pas faire chier mes autres potes!
Par contre d'autres joueurs vous ajoutent. Ou vous les ajoutez. C'est selon.
Et voici comment je me retrouve avec 50 nouveaux amis totalement virtuels. Je ne les connais pas! Ils sont américains, argentins, japonais... (étonnament pas d'Italien à Mafia Wars! :D). Mais ça m'arrive de discuter avec eux (vive le chat facebook).
Et donc j'ai gonflé mon nombre d'amis à un peu moins de 190. Et Mafia Wars dans tout ça? Je commence à m'en lasser. J'y joue au boulot quand ça compile (bizarrement ça a tendance à compiler souvent ces derniers temps), chez moi devant la télé, chez des potes quand j'ai plus internet (ou que je reste trop longtemps loin de chez moi). Oui, c'est un peu "no life", mais assez assumé et totalement limité. Je me demande quand j'arrête par contre!
03 septembre 2009
Faire le grand saut
Après la bague au doigt, c'était de rigueur comme titre non?
Donc voilà, alors que j'étais sous antibiotiques, avec une plaie à la jambe pas vraiment tirée d'affaire (d'ailleurs je me pose toujours des questions) j'ai décidé d'aller quand même sauter en parachute.
Parce que c'est pas une occasion qui se représentera rapidement. Parce que si on devait m'amputer, autant sauter avec mes 2 jambes! :D
Me voici à demander le mardi (parce que vendredi il était en vacances et lundi malade) à mon boss si je pouvais prendre une journée de vacances "flottante". i.e. si jeudi il fait pas beau, je viens au boulot et je prends vendredi. Et de lui expliquer: "je vais sauter en parachute, ça dépend beaucoup de la météo, etc." dans un mail. Réponse: "oui". même pas de point, juste 3 caractères. Très fort, ça m'a fait mourir de rire.
Jeudi
midi, c'était le départ pour l'école de parachutisme. Alors que j'étais
au rendez-vous à l'heure (une première!) François avait un bon quart
d'heure de retard. Rembobinage: on est 4 à y aller: ex-Coloc et deux de ses
amis Carl et François.
Et donc nous voici dans la voiture de Carl, le genre sport qui fait
"bang!" à chaque changement de vitesse et passe de 0 à 100 km/h en 5
secondes, à nous y installer tant bien que mal. 4 gars, de 160 à 220
livres (moi dans le milieu). Et à laisser Carl rattraper le temps
perdu.
Arrivés à l'école de parachutisme (propriété d'un acteur québécois), on a attendu une bonne heure avant qu'on nous équipe en vue du saut. Carl est sans doute le seul de la gang à avoir la chienne. Vraiment. Ce qui est marrant, c'est qu'au moment de payer, on a croisé une petite dame d'un bon 70 ans, qui a rassuré Carl: "ça va bien aller, tu vas aimer ça tu vas voir"... Genre sport de jeune, le gars qui devrait être en train de parader parce qu'il va sauter est terrorisé et c'est une petite dame qui lui dit qu'il va aimer ça! En tous cas on a bien rigolé avec la dame.
Comment expliquer la suite? On m'a demandé si j'avais la chienne moi aussi. Eh bien... non. Pas du tout.
Je regarde les autres atterrir, je mets ma combinaison, on m'attache le harnais, on m'explique comment ça va se dérouler... J'ai juste un sentiment de hâte mêlé de curiosité. On me présente le gars qui va être derrière moi avec le parachute dans le dos pendant mon saut. Il est assez cool, rigole un peu, me rassure aussi même si j'en ai vraiment pas besoin.
On prend place dans l'avion. Et on monte. Pendant les 20 minutes de vol, on nous montre le paysage, on nous explique une dernière fois comment ça va se passer, on vérifie nos harnachements, et... la porte s'ouvre.
De la gang, je suis le 3ème à sauter. Et ce qui est vraiment surréaliste, c'est de voir les autres (avec leurs moniteurs) s'assoir à genou devant la porte et basculer dans le vide. Quand c'est mon tour, ça va tellement vite que je n'ai pas le temps de me poser de question.
Et j'avoue que là ça a été le drame: la chute libre pendant 45 secondes environ, que j'ai adoré. Et c'est ça le drame! Je n'avais pas peur parce que je savais que j'avais le parachute (et puis le gars attaché derrière, qui, comme l'a dit François, "me grainait"... ami du bon gout et de la classe bonjour!), mais plus fasciné par ce vide sous moi. La vitesse (200 km/h), le fait que le sol ne se rapproche pas si vite que ça... Voir le monde sous mes pieds, avec un espèce d'émerveillement mêlée à de la fascination.
Bref, j'ai été grisé par cette chute libre. Et quand le parachute s'est ouvert j'ai été un peu déçu que ça se termine si vite. Mais la partie en parachute a été bonne aussi!
Pas autant, mais... très sympathique quand même. quelques vrilles à droite, puis à gauche, mon moniteur voyant que ça ne me fait rien alterne gauche-droite et vice-versa. J'ai pas eu trop mal au cœur, mais c'était dans la bonne voie quand même.
Et l'atterrissage a été tout en douceur. Tchao, au revoir: mon moniteur me donne un papier comme quoi j'ai sauté, et repart pour un autre saut. De mon bord, comme tous les gens que j'ai vu atterrir avant et que je regardais de travers parce que ça faisait tellement... artificiel, je déclare être prêt à sauter à nouveau, directement.
De retour chez moi, j'en tremblais encore. Malade! Par contre maintenant je me pose la question du saut en solo. Ça couterait peut-être un peu cher, mais c'est quelque chose que j'envisage!
Donc moi, je suis pour sauter à nouveau. Idéalement au bout, en solo. Ex-Coloc envisage plus de re-sauter dans cette optique là aussi. Carl est partant pour re-sauter en tandem. Et enfin François, ce sera son premier et son dernier saut.
01 septembre 2009
Mardi
Cela remonte à 2 semaines, mais c'étaient mes débuts dans mon nouveau chez-nous.
Mardi, c'était la journée où internet devait être installé. Ball, la compagnie de téléphonie équivalent canadien de France Talacom, devait passer m'installer une ligne sèche (je sais pas plus que vous ce que c'est) pour que j'ai mon internet avec une autre compagnie.
Et mon fournisseur d'accès était formel: dans 10 à 20% des cas vous devez leur ouvrir, donc soyez là.
Et je me suis douté qu'il y avait un problème vers 10h: j'ai déballé mon ordinateur (figurez-vous qu'il n'était pas branché, 3 jours après mon déménagement!), branché le modem et le routeur, et... j'avais internet via ma connexion.
Moi qui avait pris une journée de congé pour ça...
Mais comme je suis brillant (si si), j'avais aussi pris rendez-vous pour un check-up de la télé et un appel de la banque.
Pas plus de résultats: la télé va super bien, ma banque aussi (mon compte non par contre).
Sauf que, pour que la journée ne soit pas perdue, j'ai vidé les cartons restant: ma bibliothèque est rangée, mes cadres accrochés, mes derniers aliments secs dans les placards.
Et puis, Coloc4 venait me rendre visite l'après-midi.
Elle a pu constaté qu'il n'y avait rien à faire pour m'aider.
Par contre on a profité de sa voiture pour aller chez !kea et Roma. Un après-midi de magasinage avec mon porte-feuille anémique. Normal quoi.
Et puis le soir, Coloc4 repart. Moi je me retrouve avec 2 range-tiroirs GLÖµP à monter dans les tiroirs de ma cuisine ARTÉKÀF et 12 beaux verres à pied SCHLÜRP.
Je commence à faire ma vaisselle quand vers 22h l'électricité saute.
J'ai fait quoi?
Là je peux vous jurer que je suis heureux d'avoir rangé mes cartons: mes bougies sont sorties, les briquets aussi et il n'y a plus de caisses dans le passage. Donc je vais à mon balcon avant et me rend compte que:
- les voisins n'ont pas d'électricité. Soit c'est une panne du secteur, soit je suis très très fort.
- les sirènes entendues depuis 30 minutes étaient reliées à... la grosse fumée un peu plus bas dans ma rue qui s'élève à 50-100m dans le ciel. Et qui est pas mal orangée Pas glop pour les voisins de l'incendie quoi.
Me voici à appeler mes amis (ceux du loft). Clara me dit qu'ils ont de l'électricité, mais oh mon dieu, la fumée... depuis leur 6ème étage c'est super impressionnant.
J'appelle ensuite les amis qui habitent à 50 mètres: eux non plus n'ont pas d'électricité. Par contre ils ne savent pas pourquoi... Je leur donne rendez-vous dans la rue pour leur montrer.
Muni de ma caméra je les retrouve et on va prendre une marche vers l'incendie.
Les pompiers ont du en boire de la bière pour pisser comme ça!
Avertissement: Les enfants, ceci est réalisé par des inconscients (même diplômés), ne faites pas ça chez vous.
Mon amie Hannah ne cesse de répéter: "on va pas plus loin" tandis que moi et son copain JC, on avance jusqu'aux cordons de sécurité.
Qu'est-c'qu'on a fait des tuyaux ? Des lances et d'la grande échelle... Ok, c'est douteux comme humour.
Donc on a: des bâtiments en feu, des pompiers un peu débordés, des voitures dans la rue qui ont aussi pris feu... c'est le bordel complet. Finalement je rentre chez moi, me couche, et me fait réveiller par le retour de l'électricité à 6h du matin.
Depuis 1 mois, il y a eu 4 incendies dans le quartier, celui de ce fameux mardi était le 3ème, le dernier datant de mercredi soir et étant très probablement criminel. On parle d'un pyromane, sans vraiment de preuve, et ça devient la psychose.
En tous cas, je me suis rapidement débarassé de mes boites en carton du déménagement entreposées sur la terrasse.
